mettre son projet sur orbite !Le lundi 4 avril,  j’ annonçais sur ce Delphine’s blog le lancement de nouveaux projets et surtout la construction de mon site Marques en Herbe sur Joomla, et bien sachez qu’en dix jours je n’ai strictement rien fait, ni côté marques, ni côté herbe !

En fait dans « lancement de nouveaux projets »,
il fallait surtout bien lire  le X de nouveaux et le S
de projets !

Car les projets, c’est pas ce qui manque, il faut juste choisir le bon et ensuite se donner tous les moyens de le réussir, car je ne voudrais pas résumer ma vie à  : « j’aurais pu », « j’aurais peut-être pu » ou « j’aurais dû » (formule empruntée à Guy Kawasaki, qui lui même l’a empruntée à quelqu’un dont il ne se souvient pas le nom !)

En plus en tant qu’ entrepreneure,  j’ai un sacré avantage,  car j’ai déjà échoué une fois (avec Torpille) et ça c’est vraiment l’apanage des gars et des filles qui réussissent dans le business.

En effet, rien n’est plus formateur qu’un échec, pour ma part j’ai par exemple appris à :

1. Ne plus me lancer dans un domaine que je ne connais pas ou que je ne maitrise pas, avec Torpille, je me suis faite piégée par une méconnaissance du e-commerce, du coup  mon prestataire a abusé de ma confiance et a ruiné mon projet (il n’est pas à lui seul responsable du fiasco, mais il y a bien participé ! )

2. Ne plus investir une part trop importante de mon budget avant le lancement, prévoir des fonds pour durer dans le temps, être aussi très vigilante sur la valeur de mon stock et sur les frais fixes inhérents au projet, avec Torpille j’ai beaucoup trop investi dès le départ : un site  à plus de 30 000€, l’achat de dessins, la gravure de cylindres pour imprimer des motifs exclusifs, … .

Bref, mieux vaut prévoir une V1 économique pour son projet et lancer la V2 avec toutes les options dès que les premiers succès (ou contrats) arrivent.

3. Communiquer, communiquer et encore communiquer, ça c’est vraiment le secret absolu de la réussite, que ce soit sur le net ou dans le « monde réel »

Malheureusement tous les problèmes qui ont entourés le lancement de Torpille (problèmes d’associée, d’agence web, d’argent, …) m’ont éloigné de cette activité pourtant incontournable, je n’ai réellement commencé à communiquer sur Torpille, que le jour où j’ai décidé d’arrêter ma marque. un comble !

Pour l’anecdote, c’est Patrice Cassard, à travers sa marque Archiduchesse qui m’a montré la voie, qui m’a donné l’exemple d’une communication réussie, depuis je n’ai cessé d’appliquer la leçon !

Et pour mon futur projet, la communication et le buzz, seront au centre de toutes mes préoccupations.

4. Je pourrais rajouter un 4ème enseignement, qui est plutôt une confirmation de ce que je savais déjà : pour réussir il est nécessaire de prendre du plaisir dans ce que l’on fait, or avec Torpille le plaisir n’a pas été au rendez-vous, pas du tout même, c’est pourquoi dans ma prochaine aventure professionnelle, le plaisir de travailler passera avant tout : bien avant l’argent, bien avant un potentiel succès.

Bon tout ça ne vous dit pas pourquoi je pense que ma nouvelle  idée de business est bonne et d’ailleurs comment peut-on vraiment en être sûre avant de se lancer ?

Et bien si j’en crois Guy Kawasaki (ancien d’ Apple et capital risqueur reconnu),  si on parvient à répondre positivement et intelligemment aux questions suivantes, on a des chances d’être sur un business profitable :


1. Est-ce que mon projet peut régler le problème des gens ou changer le monde ?
Mon projet, modestement ne répond qu’au point N° 1, il résoudra certainement le problème d’une catégorie de personnes.

2. Comment mon projet va t-il résoudre le problème de ces personnes ? et comment puis-je exploiter cette occasion ?
j’y a déjà bien réfléchi et j’ai des réponses, d’autant que mon projet n’est pas révolutionnaire, le business model existe déjà  sous d’autres formes.

3. Quels seront mes clients et comment vais-je  gagner de l’argent ?
là aussi j’ai une petite idée sur la question, pas besoin d’être grand sage !

4. Qu’est ce qui fait que mon business aura quelque chose de spécial ?
Mon business sera spécial car il se préoccupera du bien être (de l’intérêt) de toutes les personnes qui graviteront autour.

5. Quelle est ma stratégie pour pénétrer le marché ?
une seule réponse : m’adresser aux bonnes personnes

6. Quels sont mes concurrents ?  qu’est ce que je vais faire qu’ils ne font pas ?  et inversement ?
joker !

7. Quelles sont mes projections financières pour les 3 ans à venir ?
trop tôt pour faire cette projection

8. Qui sont les gens de mon équipe ? qu’ont ils de particulier ?
là aussi joker, mais dans l’absolu j’envisage pour le démarrage une équipe ultra restreinte, quitte à faire appel à des sous traitants (embaucher en France est juste un enfer !)

9. où en est mon projet ? quel est son calendrier ?
mon projet est très récent, j’ai fini l’étude de marché et l’étude de la concurrence, mais il pourrait quand même démarrer très rapidement.


Voilà les amis, si vous aussi vous voulez vous lancer, je ne saurai que trop vous conseiller de tester votre projet à la lumière de ces 9 questions, vous pouvez aussi acheter le livre de ce cher Monsieur Kawasaki : la réalité de l’entrepreneuriat – le guide irrévérencieux pour dépasser, devancer, distancer vos concurrents