Avoir toutes les cartes en main pour réussire le lancement de sa marque

Les amis, le moment est grave !

Enfin, je vous rassure grave à l’échelle de Torpille, rien à voir avec la crise Syrienne, avec la tempête Irène ou encore avec les élections qui s’amènent !

Non, juste capital pour l’avenir de la marque que j’ai crée en 2007 et que je m’appète à relancer sous la pression de certains clients, qui me réclament à corps et à cris des caleçons Torpille, sans quoi ils font la grève du slip (ça c’est un peu exagéré !).

Tout ça pour dire, qu’aujourd’hui je suis à l’aube d’une nouvelle ère pour Torpille, je suis pile au moment où j’ai encore toutes les cartes en main pour réussir ce lancement.

Et si j’en crois  George Bernard Shaw, qui nous dit :  « le succès ne consiste pas à ne jamais faire d’erreur, mais à ne jamais faire la même erreur deux fois » et bien compte tenu de toutes les erreurs que j’ai déjà commises avec Torpille, je ne dois plus être très loin du succès !

Voici donc les erreurs à ne pas refaire et ma stratégie pour réussir ce nouveau lancement de marque :

….

1. Ne pas bruler les étapes et préserver une partie de son budget

Pour Torpille V1 mes prétentions étaient beaucoup trop élevées pour une marque naissante :

  • Dépôt de marque international (5 000 €)
  • Réalisation d’une dizaine de motifs exclusifs  (8 000€)
  • Choix d’une agence web hors de prix et non spécialisée dans les sites e-commerce (et là je n’ose même pas vous dire ce que ça m’a couté ! )
  • Fabrication d’un stock trop important : 8 modèles, 6 à 8 tailles, 13 imprimés, 832 références, soit 6 000 pièces au total, c’est trop et c’est beaucoup trop cher, d’autant que ça implique aussi un espace de stockage couteux (surtout en région parisienne).

Bref, mon budget initial pourtant conséquent a fondu comme neige au soleil en moins de 6 mois, m’empêchant de faire face aux retards d’exploitation et ainsi de  renouveler ma collection, du coup je n’ai pas pu fidéliser mes clients pourtant demandeurs, qui après avoir acheté une chemise, puis 2, puis 5, ont stoppé leurs achats, faute de nouveautés !

Avec Torpille V2, je bénéficie certes de certains acquis de la V1, mais je suis beaucoup plus soft dans mes investissements, je ne relance que mon modèle best seller : le caleçon pour hommes, réduisant ainsi considérablement mes références et le coût de mon stock.

Je pourrais ainsi renouveler plus fréquemment ma gamme de caleçons, amener tout au long de l’année des nouveautés et donc mieux répondre aux aspirations d’une partie de ma clientèle.

Je suis convaincue que j’aurai dû commencer ainsi : petit, pour grandir au fur et à mesure des succès commerciaux de la marque, mais ce qui est fait est fait.

Côté site internet, idem, j’ai compris que pour avoir un site commerçant efficace il fallait s’adresser à une agence qui a déjà fait ses preuves dans le commerce en ligne et question budget on peut obtenir un très bon résultat pour un investissement allant de 5 000€ à 10 000€.

Évidemment on peut trouver moins cher, on peut même trouver des sites à  500€, mais pour quelle qualité ? pour quelle performance ?

La qualité, mais aussi le service et l’écoute (beaucoup d’écoute !), sont 3 qualités importantes pour une agence web, qualités que j’ai trouvées chez Openresources, d’ailleurs contrairement à ce que je dis un peu plus bas dans cet article, avec eux vous pouvez y aller les yeux fermés !

Bilan des courses :

1ère erreur non répétée : pour cette V2 : 80% de dépenses en moins, sans réduire la qualité de mon produit et probablement en augmentant mon chiffre d’affaires, vu que je cible mon offre sur mon produit le plus commercial.

2. Bien connaître son produit et maitriser un minimum le monde internet

La vente sur internet n’est pas un eldorado, c’est un métier !

Quand j’ai lancé Torpille, après 12 ans de pratique chez Vilebrequin, je connaissais parfaitement les rouages de la fabrication textile haut de gamme et la gestion d’un réseau de boutiques.

Seul hic, à cette époque le monde internet m’est totalement inconnu, je ne sais pas vraiment ce qui est possible en termes de technique, je n’y connais  rien en référencement, pas plus en communication ou en marketing web, dur dur pour lancer un projet 100% web !

Donc nouvelle  grosse erreur : ma méconnaissance d’internet m’oblige à faire confiance les yeux fermés à mes prestataires et on connait la suite ! (Si on ne la connaît pas on peut aller faire un tour sur les premiers articles de ma page facebook !)

Aujourd’hui j’ai lu pas mal de livres sur l’ergonomie, le référencement, l’e-marketing …, j’ai appris les bases du HTML et des CSS, je consulte les blogs référents sur les stratégies e-commerce et même si je ne sais pas tout, loin de là, je maitrise un minimum mon environnement, je peux mieux choisir mon  agence web, avoir un avis critique sur mon site et je peux aussi agir pour qu’il soit vu et apprécié des internautes.

La méconnaissance du e-commerce, m’a fait commettre une autre boulette, stratégique cette fois !

En effet, plutôt spécialisée dans la vente en boutiques (j’étais responsable de 60 boutiques  « en dur »),  je n’ai pas anticipé que mes chemises haut de gamme à 85€ auraient toutes les difficultés du monde à se vendre sur internet, faute à la cabine d’essayage, faute à la vendeuse qui vous incite à passer cette chemise d’une marque inconnue, faute, faute, faute …

Du coup mes chemises que je vendais pourtant bien dans ma boutique de St Germain en Laye et bien je n’en vendais pas une sur le net, sauf à des connaisseurs de la marque.

Donc, vendre sur le net un produit méconnu, cher, qui mérite un essayage est quasi mission impossible.

Dans cette V2, je propose  un article moins cher, moins impliquant et que l’on a plus l’habitude d’acheter sans essayage : le caleçon.

3. Communiquer, communiquer et encore communiquer

Ça c’est vraiment le secret absolu de la réussite, que se soit sur le net ou dans le « monde réel »

Malheureusement tous les problèmes et toutes les erreurs qui ont entourés le lancement de la V1  Torpille m’ont éloignés de cette activité, je n’ai réellement commencé à communiquer sur Torpille, que le jour où j’ai décidé d’arrêter ma marque. Un comble !

Entre temps j’ai découvert un certain Patrice Cassard, qui à travers sa marque Archiduchesse m’a montré la voie, m’a donné l’exemple d’une communication réussie et pour cette V2, j’ai bien l’intention de suivre son exemple, d’être présente sur les réseaux, sur les forums, dans la presse, sur les salons, bref de donner une chance aux caleçons Torpille d’être vus, connus et surtout portés.

Car la quasi-totalité de mes clients adorent la coupe et la matière super douce des caleçons Torpille, l’essayer c’est l’adopter ! et ça, c’est pas juste de la com !

J’aurai bien quelques autres points à développer, comme :

  • Prendre du plaisir dans ce que l’on fait
  • Écouter les conseils avisés, oublier les autres, faire la part des choses
  • Faire quelques offrandes ou prières, on ne sait jamais !

Mais je ne voudrais pas vous tenir la jambe plus longtemps, déjà merci à ceux qui ont réussi à lire tout ça et pour mémoire : ouverture du nouveau site Torpille avec la nouvelle collection de caleçons : début novembre